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Étude sur « les réformes du système éducatif burundais et le droit à l’éducation »

D'après la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme(DUDH), Art.26, al.1,  « Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire.

L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite ».

 Soucieuse d’une éducation inclusive au Burundi et dans le souci d’apporter sa contribution aux vastes chantiers en cours dans le secteur éducatif burundais, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), avec l’appui financier de l’ambassade de France au Burundi,  vient de mener une étude sur  « Les  Réformes du système éducatif burundais et le droit à l’éducation ».

A l’issu des discussions dans un atelier de deux jours, du 16 au 17 janvier 2014, les représentants des ministères en charge de l’éducation nationale à savoir  le Ministère de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation  et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique , les partenaires éducatifs issus du secteur privé, des confessions religieuses et des organisations de la société civile ont passé à la validation du rapport de cette étude sur les réformes en cours sur le système éducatif burundais et le droit à l’éducation.

Dans son allocution d’ouverture de l’atelier de validation de ladite étude, le président de la CNIDH a souligné que le droit à l’éducation est parmi les droits fondamentaux tout en relevant que ce droit a une ’incidence sur la jouissance des autres droits tels que référencés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que dans les divers autres instruments des Nations Unies ratifiés par les Etats et Gouvernements.

Tout en rappelant que la question de l’éducation est avant tout une question des droits de l’homme, le président de la CNIDH  conseille qu’un meilleur pilotage du système éducatif requiert un accompagnement par des stratégies basées plus particulièrement sur la communication et la concertation de tous les partenaires éducatifs en vue de susciter la confiance de tous les intervenants en la matière. Il espère que les deux Ministères concernés par cette étude tireront profit des conclusions pertinentes de l’atelier qui a de l’incidence sur la gouvernance nationale.

Dans la même perspective, les discours de l’Assistant au Ministère de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et l’Alphabétisation et du Secrétaire Permanent au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique ont convergé sur le fait que la thématique est aussi importante et  très stratégique pour toute société soucieuse d’un développement durable à l’instar de celle burundaise.

Au Burundi, le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté deuxième génération (CSLP II) d’où le Plan Sectoriel de Développement de l’Education et de la Formation (PSDEF 2012-2020) tire son inspiration  et la Vision Burundi 2025 constituent des documents de politiques et de référence fondamentaux pour le Gouvernement du Burundi dans la définition ses priorités de développement du secteur de l’éducation.

Aussi, a fait remarquer le au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, la mise en œuvre de ces priorités commande un vaste chantier des réformes  dans une double visée : améliorer son système éducatif tout en se conformant aux standards internationaux devenus une exigence.   

Seulement, ont reconnu les représentants des deux ministères en charge de l’éducation au Burundi, la  mise en œuvre des réformes appropriées pour l’instauration d’un système éducatif adapté aux  attentes des citoyens se heurte à l’absence des moyens d’accompagnement de la qualité.

Toutes les fois que des tentatives de réformes ont été entreprises dans ce secteur, des défis ont été relevés : la mauvaise planification de l’accès à l’éducation consécutive à  l’inadéquation entre l’expression des besoins en infrastructures et équipements,  le manque de moyens consécutif au rétrécissement de l’enveloppe budgétaire allouée au secteur pour une mise en œuvre effective des réformes entreprises, les programmes de formation en déphasage avec l’offre d’emploi, etc.

Quelques recommandations issues de cet atelier

  1. Expérimenter d’abord les éléments définis au niveau  des réformes  avant leur mise en œuvre pour permettre, le cas échéant, des ajustements judicieux  dont la prise en compte aiderait dans la gestion technique de l’éducation.
  2. Prévoir un dispositif  pour assurer la cohérence verticale entre les réformes de l’Ecole Fondamentale et du système BMD.
  3. Procéder, avant l’introduction de nouvelles réformes, à l’évaluation de l’existant pour éviter de faire table rase de certains éléments susceptibles d’apporter une valeur ajoutée aux  réformes à initier.
  4. Circonscrire toute réforme dans un cadre légal approprié (élaborer des textes législatifs et réglementaires) pour la rendre opérationnelle, quels que soient les courants sociopolitiques qui la sous-tendent.
  5. Appuyer (les pouvoirs publics) l’enseignement privé à tous les niveaux pour que le droit à l’éducation soit une réalité.
  6. Revenir sur un seul Ministère de l’Education Nationale pour une vision commune du système éducatif ainsi qu’une meilleure rentabilité des moyens disponibles. 


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Dr. Radut Consulting