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Célébration de la journée internationale de la femme, édition 2014 au Burundi: les femmes réclament l'augmentation de la représentativité des femmes dans les institutions et dans les postes non électifs

La célébration de cette journée, au niveau national, s’est déroulée dans la province de Muyinga, commune Gasorwe. Les cérémonies ont été rehaussées par la présence de la première Dame du pays, Madame Denise BUCUMI NKURUNZIZA. Vêtues en pagnes jaunes, les femmes  s’étaient données rendez-vous au stade de la commune Gasorwe en province de Muyinga. Sur ce stade, l’ambiance était totale : une foule immense composée de femmes, d’hommes, de jeunes et d’enfants ; de nationaux et d’internationaux  inondait le stade de jeux de Gasorwe pour agrémenter cette fête dédiée  à la

femme.

Les festivités riches en numéros et les bousculades au stade étaient  des témoignages éloquents de la forte mobilisation autour de cette fête : les femmes et les associations œuvrant dans le secteur de la promotion des droits des femmes, les élus locaux, les clubs culturels de la province Muyinga, les joueuses de l’équipe de football féminin sans oublier les femmes militaires et policières, pour ne citer que ceux là, ont agrémenté la journée par un long défilé qui a ouvert les festivités.Dans son mot de circonstance, la Ministre de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, Clothilde NIRAGIRA,  a souligné que la province de Muyinga a été choisie pour deux raisons majeures: soutenir les efforts  des associations œuvrant dans la promotion des femmes en nombre important dans cette province et dénoncer solennellement certains orpailleurs de cette province qui menacent le droit à l’éducation en prenant en mariage les jeunes filles scolarisées.

D’après  le gouverneur de la province Muyinga, Ildéphonse NTAWUNKUNDA, les défis majeurs de la province de Muyinga sont liés au fait que les femmes ne se font pas élire comme les hommes,  la faible scolarisation des filles, le taux élevé d’abandons scolaires, la résistance au planning familial ainsi que le faible accès de la femme au crédit et au patrimoine familial.

La présidente du Forum National des Femmes, Janvière NDIRAHISHA,  a quant elle brossé un tableau plutôt positif de la situation des droits de la femme au Burundi. Elle a expliqué les raisons pour lesquelles le Forum National des Femmes soutient toutes les initiatives du gouvernement : la gratuité scolaire et l’augmentation du taux de scolarité des filles consécutive à cette mesure. Seulement, a-t-elle fait remarquer, dans certaines facultés de l’enseignement supérieur notamment dans les filières techniques, la fille n’est pas suffisamment représentée.  Au point de vue économique et politique, la présidente du Forum National des Femmes est optimiste : « en politique, la femme est représentée à 30% et il y a un projet de revoir ce quota à 35% », a-t-elle martelé. La présidente a en outre demandé que les textes loi soient traduits en Kirundi pour être à la portée de tous, et elle n’a pas manqué  d’afficher le soutien du Forum National des Femmes à la révision de la Constitution de la République du Burundi pour y enlever ou adapter toutes les dispositions anachroniques.

Pour le Chef de cabinet du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, Monsieur Jose Maria Aranaz, scolariser une fille revient à scolariser toute une nation. C’est pourquoi, selon lui, les Nations Unies resteront aux côtés du Burundi dans tous les programmes visant la promotion et la protection des droits de la femme.

La Ministre de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne Humaine et du Genre a rappelé les objectifs de la journée : se rencontrer et se parler, évaluer les réalisations dans la promotion des droits de la femme et évaluer la mise en œuvre des recommandations adressées à l’Etat du Burundi.

La ministre Clothilde NIRAGIRA a confié à l’épouse du chef de l’Etat le message de reconnaissance des femmes au Président de la République pour tous les efforts du gouvernement burundais dans la promotion de la femme burundaise. Cependant, cette ministre en charge des droits de la femme demande que le quota des femmes dans les institutions et dans des postes non électifs augmente.

L’épouse du chef de l’Etat, Madame Denise BUCUMI NKURUNZIZA,  qui a prononcé le dernier discours de la journée, a quant à elle souligné le rôle majeur de  la femme burundaise dans le développement du pays. Dans son propos, elle a tenu à rappeler la volonté affichée par le Burundi de promouvoir les droits des femmes par la ratification et l’adoption  de divers instruments internationaux, régionaux et nationaux de protection et de promotion des droits de la femme notamment: la Convention pour l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination contre la Femme (CEDEF), la Résolution 1325, le plan de Beijing, le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP II), etc. L’épouse du chef de l’Etat a également relevé que la mise en place du Forum National des Femmes et du Programme de Microcrédit pour les Femmes est une autre preuve que le Burundi est engagé dans la promotion de la femme.

Madame Denise BUCUMI NKURUNZIZA a également fait savoir qu’en  plus du centre HUMURA en charge de la lutte contre les violences basées sur le genre ouvert en province de Gitega au centre du pays, le Burundi a également mis en place ’une Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre.

Signalons que les festivités ont été clôturées  par la remise des certificats et des prix aux associations et personnalités féminines, notamment des associations féminines de protection et de promotion des droits des femmes, des leaders communautaires ainsi que des infirmières qui se sont données plus que les autres dans la prise en charge des patients dans les différentes provinces du pays.



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