Jump to Navigation

Ligne verte(appel sans frais):  +257 22 27 71 21

Célébration de la journée internationale des droits de l’homme : la CNIDH apporte son soutien aux malades mentaux

Pour célébrer le 65ème anniversaire de la DUDH, le 20ème anniversaire du Conseil des droits de l'homme et le 20ème anniversaire de la Convention sur les personnes vivant avec un handicap, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) s’est joint aux malades mentaux du Centre Neuropsychiatrique de Kamenge(CNPK). La joie était immense quand la CNIDH a rencontré une patiente...

qu’elle avait confiée à ce centre et qui se remettait de mieux en mieux. Le Directeur Général du CNPK a fait savoir que les droits des malades mentaux sont constamment violés: ils sont battus et mutilés, les femmes sont violées, les malades mentaux sont rejetés par leur famille, leurs médicaments sont très chers et non pris en charge par la carte d’assurance maladie, etc.

Le CNPK, un centre qui a des défis mais aussi des atouts

Avec son équipe multidisciplinaire (8 médecins, 6 psychologues, 3 assistants sociaux et 39 infirmiers), le CNPK est spécialisée dans la prise en charge intégrale des malades mentaux (soins pour les malades mentaux, radiographie, ergothérapie, électro-egence phalogramme, pharmacie, etc.

Selon le Directeur Général du CNPK, le centre a décentralisé ses services à l’intérieur du pays. Les malades mentaux du centre du pays sont pris en charge par l’antenne du CNPK à Gitega. Le CNPK envisage d’ouvrir 3 autres antennes à raison d’une antenne pour les provinces de Kirundo et Muyinga, Kayanza et Ngozi ainsi que Cankuzo et Ruyigi.  

Disposant des pavillons vastes, les malades mentaux femmes et les malades mentaux hommes sont hébergés  séparément ; les malades mentaux au stade de convalescence ne se retrouvent pas avec des malades mentaux virulents. Cependant, reconnaît Fr Hyppolyte MANIRAKIZA, Directeur Général du CNPK,  des enfants qui accompagnent leurs parents vivent des scènes qui peuvent avoir des conséquences sur leur psychisme.

Fr Hyppolyte MANIRAKIZA a confié que le centre est à la recherche d’un financement pour la construction d’un pavillon  non seulement pour ce genre d’enfants mais aussi pour les parents afin de leur donner des occasions d’échanger sur l’éducation responsable des enfants dans le but d’améliorer la santé mentale dans la société. Le CNPK envisage également d’ouvrir une bibliothèque psychiatrique avec une connexion internet pour constituer l’histoire de la psychiatrie burundaise.

Les patients rencontrés par la CNIDH se demandent pourquoi ils ne bénéficient pas de la gratuité des soins alors que les soins des personnes vivant avec le VIH et les tuberculeux sont totalement pris en charge par l’Etat.

Le Directeur Général a souligné quant à lui le problème des impayés alors que les malades mentaux sont pour la plupart insolvables. Fonctionnant avec un budget annuel de 171 millions de francs burundais, il demande à la CNIDH de plaider auprès du gouvernement pour que, non seulement ce budget soit augmenté mais aussi pour que la facture que l’Etat doit à ce centre soit payée. Cela permettrait au CNPK d'assister efficacement cette catégorie de la population. Il a également demandé à la Commission de plaider en faveur d’une loi protégeant les malades mentaux.

Le président de la CNIDH, frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, a fait observer que la Convention sur les personnes vivant avec un handicap se trouve sur la table du gouvernement pour analyse en vue de sa ratification après son adoption par l'Assemblée Nationale. Il a alors promis que la Commission va s’impliquer pour que les malades mentaux y trouvent leur compte. Il a également promis que la CNIDH va plaider auprès du Ministère de la Solidarité Nationale des Droits de la Personne Humaine et du Genre, le Ministère de la Défense Nationale ainsi que le Ministère de la Sécurité Publique pour qu’ils soient favorables au paiement des la facture afin que le centre continue ses activités.

Consciente que le CNPK éprouve des difficultés à loger et à nourrir les patients et les gardes malades, la CNIDH leur avait apporté une aide composée de haricots, du riz, du sucre et de savons.



Toutes nos publications

Pages

Main menu 2

Dr. Radut Consulting