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Campagne de sensibilisation de la population des provinces de Ruyigi et Muramvya

Sensibiliser les populations des provinces Ruyigi et Muramvya, tel était l’objectif d’une descente sur terrain organisée par la CNIDH du 21 au 22 mai 2012. Selon le vice président de la CNIDH, Me Sonia NDIKUMASABO, le but visé par cette descente est de sensibiliser la population des ces deux provinces sur les missions et les compétences de la CNIDH. Dans son allocution, Monsieur Cyriaque NSHIMIRIMANA, gouverneur de la province de Ruyigi, a fait savoir que....

la population de la province ne connait pas ce que fait la CNIDH malgré presque une année de travail. « C’est une opportunité pour la CNIDH de faire connaître ses activités pour que la population puisse la saisir étant informée de ce qu’elle fait », a dit Monsieur Cyriaque NSHIMIRIMANA.

La vice-présidente de la CNIDH, Me Sonia NDIKUMASABO a quant elle porté à la connaissance des participants que la rencontre vise à satisfaire les attentes de la population en ce qui concerne les missions et les compétences de la CNIDH. Selon la vice-présidente de la CNIDH, ces activités visent en outre l’amélioration des connaissances de la population en matière des DH pour les amener d’améliorer la situation des DH dans la province de Ruyigi et Muramvya. « Vos contributions et témoignages sur les actions en faveur de la promotion/protection des DH, vos attentes et suggestions en direction de la CNIDH sont les bienvenus », a-t-elle martelé.

Le commissaire Jean-Marie-Vianney KAVUMBAGU, président de la sous-commission protection des droits de l’homme,  a expliqué ce que c’est une commission qui respecte les principes de Paris. « C’est en 1991, dans la ville de Paris, que les normes pouvant caractériser une Institution Nationale des Droits de l’Homme(INDH) ont été définies, d’où les principes de Paris », a-t-il expliqué.

Monsieur Jean-Marie-Vianney KAVUMBAGU est revenu sur le principe de la composition, de garantie d’indépendance d’une INDH et du pluralisme, la provenance des ressources, ainsi que sa compétence et ses attributions.

Le commissaire Jean-Marie KAVUMBAGU a fait observer que les DH ne sont pas une façon de plaire aux étrangers, que les retombées sont en interne. Il y a même des pays où il y a un véritable tribunal des droits de l’homme ce n’est pas le cas au Burundi.

Par rapport au cadre légal, Me  Deo NDIKUMANA fait savoir que la commission est indépendante selon l’art 2 de la loi qui crée cette commission. « Aucune injonction n’est donnée à la CNIDH. Même quand les rapports donnes a l’AN, c’est pour trouver une occasion de faire savoir les recommandations afin d’assainir la situation des DH », a-t-il fait expliqué.  Il a également fait savoir que même dans l’exécution du budget, la gestion administrative et financière est indépendante. Aussi, a-t-il ajouté, les commissaires sont couverts d’humanité ; mais, a-t-il nuancé, cela ne signifie pas l’impunité étant donne qu’il y a un code de conduite de la CNIDH.

Abordant le chapitre des missions de la CNIDH, Me Deo NDIKUMANA parle du rôle de protection des DHs, de promotion des DH ainsi que du rôle consultatif (conseiller les institutions pour améliorer la situation des DH).

Il a précisé que ce sont les missions classiques de toutes les associations des DH, la particularité de la CNIDH est que elle est dotée des pouvoirs du ministère public et de la police à savoir les pouvoirs d’investigation les plus étendus sur tout le territoire, de convoquer qui que ce soit ainsi que l’accès obligatoire aux documents.

Le commissaire KAVUMBAGU  a tenu à préciser que la CNIDH joue un rôle d’interface entre la société civile, les institutions étatiques, les ONG nationales et internationales, la communauté internationale.  « C’est pour cette raison que la CNIDH privilégie la collaboration », a-t-il renchéri. Au cours de l’année 2011, le commissaire Jean-Marie-Vianney KAVUMBAGU a porté à la connaissance des participants que la CNIDH a enregistré 101 cas de requêtes de victimes et 7 copies d’information sur les cas de violation des droits humains. Selon Jean-Marie-Vianney KAVUMBAGU 15 cas portaient sur les violations alléguées, 2 cas d’atteinte au droit du travail et 16 cas d’assistance judiciaire.

Vous saurez que ces rencontres avaient connu la participation des cadres issus des différents secteurs publics et prives, de la société civile ainsi que les représentants des corps de défense et de sécurité.



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