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DECLARATION DE LA CNIDH SUR LES EVENEMENTS DE LA COLLINE BUSINDE A KAYANZA

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH) condamne avec fermeté les tueries et violences perpétrées à Businde et se joint aux familles éprouvées dans ces moments difficiles. Elle s’engage à poursuivre des enquêtes approfondies sur les circonstances ayant entouré ces tristes événements et toute la problématique liée à ce conflit en vue de mener des actions concrètes. En attendant, la CNIDH demande à la Justice de diligenter des enquêtes judiciaires afin d’établir les responsabilités et poursuivre les auteurs conformément à la loi. 

Découvrez l’intégralité de cette déclaration dans les lignes qui suivent.

Déclaration de la CNIDH sur les événements de la colline Businde à Kayanza

  1. La CNIDH  a appris avec consternation la mort de 7 personnes et une quarantaine de blessés,  dont quatre  policiers, à la suite des affrontements survenus sur la colline Businde, Commune Gahombo, province de Kayanza entre les adeptes d’Eusebie, la population et la police  locale ce mardi 12 mars 2013 aux environs de 5h du matin.
  1. Selon les témoignages recueillis sur place, les victimes faisaient principalement partie d’un groupe d’adeptes d’Eusébie se réclamant de l’église catholique estimés à plus de 400 personnes qui étaient venus prier à cet endroit comme ils le font d’habitude tous les 11 et 12 de chaque  mois, malgré l’interdiction de l’autorité administrative d’y exercer leur culte en octobre 2012.
  1. La CNIDH constate que les sources administratives, indépendantes et les témoignages des victimes divergent sur la manière dont les événements se sont déroulés. Puis, des blessés par balles et d’autres sources interrogées attestent que les policiers ont fait usage d’armes à feu au cours de ces  affrontements alors que les adeptes utilisaient des pierres et des gourdins.
  1. L’équipe de la CNIDH a effectivement remarqué que quatre des victimes civiles avaient été tuées par balles et d’autres par d’autres objets comme les pierres et les gourdins.
  1. A la question de savoir si les adeptes d’Eusebie auraient utilisé des armes à feu, une autorité policière locale interrogée par la CNIDH signale que l’administration  a indiqué que deux personnes parmi les adeptes d’Eusebie avaient des armes à feu  mais que la police n’a pas mis la main sur ces dernières. La même autorité reconnaît que la police est intervenue mais rejette la version des victimes affirmant que ce sont les policiers qui ont tiré sur elles.
  1. La CNIDH condamne avec fermeté ces tueries et violences perpétrées à Businde et se joint aux familles éprouvées dans ces moments difficiles.
  1. La CNIDH s’engage à poursuivre des enquêtes approfondies sur les circonstances ayant entouré ces tristes événements et toute la problématique liée à ce conflit en vue de mener des actions concrètes.
  1. En attendant, la CNIDH demande à la Justice de diligenter des enquêtes judiciaires afin d’établir les responsabilités et poursuivre les auteurs conformément à la loi.

 

 

Fait à Bujumbura, le 13 Mars 2013

Pour la CNIDH

Frère Emmanuel  Ntakarutimana, Président 



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