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Des acteurs de la vie sociopolitiques plus que engagés pour garantir les libertés publiques à la veille des élections de 2015

Les représentants provinciaux des partis politiques, les chefs des ligues des jeunes affiliées aux partis politiques, les représentants de l’administration, les représentants des commissions provinciales électorales indépendantes(CEPI), les représentants des forces de sécurité, les représentants du parquet et des juridictions du ressort, les représentants des médias et de la société civile, se sont engagés à contribuer pour la réussite des élections de 2015.

 Tel est le résultat des ateliers régionaux de sensibilisation organisés en dates du 11 au 14 novembre 2013 par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH), appuyée par l’ambassade de France au Burundi, sur les outils internationaux, régionaux et nationaux régissant les libertés publiques au Burundi.


Ayant pour thème « le respect des lois régissant les libertés publiques : enjeux majeurs pour les élections libres et transparentes, édition 2015 », ces ateliers ont été organisés dans les antennes provinciales de la CNIDH à Ngozi(en date du 12/11/2013), à Gitega(en date du 13/11/2013) et à Makamba (en date 14/11/2013).


Du côté de l’administration, la situation du respect des libertés publiques dans les régions Nord, Centre-est et Sud du Burundi est globalement bonne. Les participants relativisent : « il y a des cas d’intolérance comme des drapeaux des partis politiques qui sont volés, des réunions des partis politiques de l’opposition qui ne sont pas autorisées ou qui sont carrément sabotées par les membres d’autres partis politiques, etc. », relève unanimement les responsables des partis de l’opposition de ces trois régions ciblées par cette sensibilisation.


Au moment où le Burundi prépare les élections de 2015, la commissaire Sonia NDIKUMASABO, vice-présidente de la CNIDH, a fait observer qu’il est temps que les burundais prennent conscience que le respect de la loi est un devoir pour tous et que la force de la jeunesse doit être utilisée pour construire. « Il est temps que la jeunesse se réveille et prenne conscience que l’infraction est personnelle et que l’instrumentalisation de la jeunesse  conduit à des jugements », a-t-elle expliqué.


Les libertés publiques sont garanties par la loi


Dans tous ces ateliers, la Vice-présidente de la CNIDH a rappelé que les libertés publiques sont garanties par la Constitution de la République du Burundi et même par des textes internationaux et régionaux ratifiés par le Burundi. Ce qui veut dire que tout contrevenant à ces textes peut se retrouver devant les courts et tribunaux internationaux.


Le consultant Egide Niyongabo a renchéri en faisant remarquer que les libertés publiques sont garanties par les textes internationaux, régionaux et nationaux comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme(DUDH), la Charte Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP), le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques(PIDCP), ainsi que la Constitution de la République du Burundi qui domestique ces instruments dans son article 19.


Selon la Vice-présidente de la CNIDH, l’objectif de ces ateliers est d’échanger sur le rôle de tout un chacun pour que le respect des libertés publiques soit une réalité au Burundi. C’est à cette condition que le Burundi pourra réussir des élections libres, transparentes et apaisées en 2015.


L’Etat du Burundi devrait ratifier la Charte Africaine sur la Démocratie et la Gouvernance qui garantie les libertés publiques en période électorale


Dans sa note introduisant les débats, le consultant Egide Niyongabo s’est attardé sur la Charte Africaine sur la Démocratie et la Gouvernance entrée en vigueur le 15 février 2012 et adoptée par l’Union Africaine en janvier 2013.


Selon lui, cet instrument mérite d’être ratifié par l’Etat du Burundi étant donné qu’il est explicit sur les élections transparentes, libres et justes conformes à la Déclaration de l’Union Africaine sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique.


Le consultant Egide NIYONGABO a constamment conseillé aux participants de garantir le droit de se faire enrôler librement dans des partis politiques, le droit de battre campagne,  le droit d’avoir les résultats du scrutin et de faire des recours, le droit d’accès équitable aux médias publics et privés, etc.


Quels sont les principaux obstacles aux libertés publiques dans les régions Nord, Centre-est et Sud du Burundi ?


Les participants à ces ateliers ont relevé les obstacles à la jouissance des libertés  publiques. En voici les obstacles qui revenus plus souvent dans lesdites régions:



  • Intolérance politique qui se manifeste parfois par des actes d’intimidation orchestrés par des jeunes membres des mouvements affiliés aux partis politiques pour empêcher la tenue des réunions. Cette intimidation s’accompagne souvent des actes  de provocation ;

  • Les responsables des partis politiques qui ne répondent pas présents aux réunions organisées en faveur des responsables des partis politiques ;

  • La peur de perdre les élections et le non respect du verdict des urnes ;

  •  Les journalistes qui diffusent des informations erronées, déséquilibrées, impartiales ou tendancieuses ;

  • Les acteurs politiques qui prennent pour ennemis leurs opposants politiques ;

  • La tendance partiale et partisane de certains agents de l’administration publique ;

  • Une lenteur d’agir en cas de violation du code électoral ce qui pousse certains acteurs politiques à demander la mise en place d’une chambre au sein des juridictions existantes pour juger les infractions électorales ;

  • Le manque de dialogue entre responsables des partis politiques, l’administration et le corps de sécurité ;

  • Le manque de l’indépendance de la magistrature.

Après ces ateliers faits dans les régions Nord, Centre-Est et Sud du Burundi, la Vice-présidente de la CNIDH a porté à la connaissance des participants que la Commission envisage de rencontrer les présidents des partis politiques au niveau national pour s’enquérir des violations des libertés publiques.



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