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Garantir la non discrimination et le principe d’égalité : évaluation de l’intégration des élèves rapatries dans le système éducatif burundais

« L’éducation inclusive pour tous sous entend la prise en compte de toutes les catégories d’enfants sans oublier les vulnérables comme les enfants rapatriés et ceux ayant un quelconque handicap», c’est en substance les propos de Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), dans un atelier  de ce 30 octobre  2014 pour la validation de l’enquête sur l’évaluation de l’intégration des élèves rapatriés dans le système éducatif burundais : cas des provinces de Makamba et Rutana.

Dans la perspective de faire de la lumière sur la problématique de l’intégration scolaire des élèves rapatriés au Burundi, la CNIDH a commandité cette étude pour faire suite à une plainte introduite par l’association RECONFORT, une organisation de la société civile qui fait entre autre le suivi des élèves rapatriés.

Le président de la CNIDH a fait remarquer que le rapport de cette enquête revêt une importance capitale à la Commission pour ce fait qu’il lui permet de disposer d’un état des lieux de l’intégration des élèves rapatriés dans le système éducatif burundais ainsi qu’une proposition de stratégies à adopter et des mesures réalistes visant l’amélioration de l’intégration des élèves rapatriés au Burundi.

Le rapport de cette enquête fait état d’abandons scolaires, des élèves qui retournent en exil et du faible taux de réussite chez les élèves rapatriés parce que ces derniers éprouvent essentiellement un problème de langue et de changement de système d’enseignement. En effet, les rapatriés sont obligés de suivre les cours en Français et en Kirundi alors qu’ils étaient habitués à suivre les enseignements en Kiswahili et en Anglais. L’autre problème épinglé par le rapport de cette enquête est celui des élèves qui sont admis à l’école primaire dans le système éducatif burundais alors qu’ils étaient au niveau secondaire  dans le système scolaire tanzanien. Le système d’enseignement tanzanien est spécialisé (langues, sciences) alors que celui burundais est plus généraliste.

C’est pour cette raison que l’enquête recommande, entre autres, un recensement général de tous les élèves rapatriés en provenance de la Tanzanie, un système d’évaluation de connaissances et un programme de suivi-évaluation de l’intégration des élèves rapatriés dans le système éducatif burundais ainsi que la création d’une école de référence des élèves rapatriés qui dispenserait les cours en Anglais et en Kiswahili.

Signalons que cette étude intervient au moment où le Burundi s’est engagé dans un processus de réformes de son système éducatif et dans un contexte international d’une vision fixant l’horizon 2015 pour l’achèvement primaire universel. 



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