Jump to Navigation

Ligne verte(appel sans frais):  +257 22 27 71 21

La CNIDH accueille l’Ambassadeur Paul Seger à son antenne du Centre-Est

Au cours de sa mission au Burundi, l’Ambassadeur Paul Seger, Président de la Configuration du Burundi aux Nations Unies pour la consolidation de la paix et Représentant permanent de la Suisse, a rendu visite, ce Mercredi 26 juin 2013, à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH), antenne provinciale de Gitega.

Après une visite de courtoisie au cabinet du gouverneur de la province de Gitega,  la délégation conduite par l’Ambassadeur Paul Seger a rencontré  certains bénéficiaires des services de la CNIDH   et ses partenaires.

L’Ambassadeur Paul Seger a fait savoir que l’objectif de sa mission est de se rendre compte de la situation du Burundi en matière de respect de l’Etat de droits, particulièrement à l’intérieur du pays, raison pour laquelle il a préféré rencontrer les bénéficiaires et les partenaires de la Commission Nationale des Droits de l’Homme(CNIDH) à Gitega.

Des bénéficiaires des services de la CNIDH plutôt satisfaits.

Les bénéficiaires affirment être satisfaits des prestations de la CNIDH que ce soit au niveau de l’accueil des plaignants ou au niveau du suivi de leurs dossiers. « La CNIDH a été à nos côtés et nous a aidé à surmonter les obstacles d’accès  aux autorités administratives, policières et judiciaires », a confié un des bénéficiaires.  

Ainsi deux parmi eux  ont précisé qu’ils étaient  recherchés par certains policiers mal intentionnés et ont échappé à la mort grâce à l’intervention de la CNIDH  auprès des responsables judiciaires de la province.

Un autre exemple donné par ces bénéficiaires rencontrés à Gitega est celui d’un procès de litige foncier gagné  il y a 21 ans mais non exécuté mais qui vient d’être programmé pour exécution grâce à l’intervention de la CNIDH.

Que disent les partenaires de la CNIDH rencontrés à Gitega ?

Les représentants de la prison de Gitega, le Commissaire provincial  de police Judiciaire à Gitega, le commissaire adjoint du commissaire Régional de police, région Centre-Est, le procureur général près la Cour d’Appel de Gitega, le Directeur du Centre Humura  en charge de la  prise en charge des violences basées sur le genre, les représentants des organisations de la société civile,  l’APRODH et la Ligue Iteka notamment et bien d’autres partenaires présents dans cette rencontre avec l’Ambassadeur Paul Seger apprécient unanimement la collaboration de la CNIDH.

Grâce à la contribution de la CNIDH, ces partenaires trouvent qu’il y a une évolution positive de la situation des droits de l’homme malgré la persistance de quelques cas de violations des droits de l’homme. « Les cas des personnes enlevées (soit dans les maisons de détention ou dans les familles) pour être tuées ont très sensiblement diminué », a fait observer un des partenaires. La même situation vaut pour les cas de torture. Ces partenaires relèvent qu’il existe encore beaucoup de cas de violences sexuelles mais, ont-ils fait remarquer, cela ne veut pas dire que la situation des droits de l’homme s’empire mais plutôt que la région Centre-Est arrive à un niveau satisfaisant de sensibilisation parce que les victimes osent dénoncer les violations de leurs droits.

Des critiques mais aussi des recommandations.

Ce sont notamment des critiques en termes de défis liés à la décentralisation de la CNIDH jusqu’aux provinces et communes éloignées de Gitega comme Cankuzo, Karusi, Ruyigi, Mwaro.   Que ce soit pour les bénéficiaires des services de la CNIDH ou ses partenaires, la décentralisation  de la CNIDH jusque dans les communes viendrait renforcer l’efficacité de la CNIDH dans la promotion et la protection des droits de l’homme.

C’est ainsi qu’ils plaident pour la dotation de plus de moyens de locomotion à la CINDH et aux autres  institutions judicaires pour bien assurer leurs missions. L’absence desdits moyens fait qu’il y ait toujours des dépassements de délais de détention préventive, le retard dans le transfert les détenus, les retards dans la transmission des dossiers judicaires. Aussi, l’exigüité des maisons de détentions et la pression des effectifs font qu’il n’y ait pas de séparation entre les prévenus et les condamnées. La journée, tout ce monde  côtoie les mineurs détenus.

« La question de protection des témoins qui craignent pour leur sécurité reste également un défi pour la CNIDH, les organisations de défense des droits de l’homme  et les institutions judicaires », ont-ils ajouté. Selon les partenaires de la CNIDH, le Burundi devrait mettre en place une unité de police de protection des témoins.

Le président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH), Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA a expliqué les difficultés dans lesquelles travaille l’antenne du Centre-Est: des plaintes qui sont soumises à la CNIDH par téléphone, SMS, message électronique, lettre ou présence physique, manque des moyens de déplacement pour vérifier les allégations de violations reçues,  insuffisance des ressources humaines, etc. Concernant, ce problème lié aux ressources humaines, la Commission compte engager quelques unités sur certains projets avec les partenaires en attendant que le gouvernement libère des fonds pour un  personnel complémentaire. Il a toutefois indiqué qu’il existe une bonne collaboration entre la CNIDH et les autorités administratives.

L’Ambassadeur a promis de toujours plaider pour le Burundi afin qu’au niveau du siège de l’organisation des Nations Unies à New York, les intérêts et les projets pour la consolidation de la paix au Burundi soient toujours tenus en considération. 



Toutes nos publications

Pages

Main menu 2

Dr. Radut Consulting