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La CNIDH co-organise une conférence-débat sur « les initiatives encours dans la lutte contre la torture » pour célébrer la journée internationale des NU pour le soutien des victimes de la torture

Dans son allocution au cours d’une conférence-débat organisée ce mercredi 26 juin 2013 par  la section Droits de l’Homme et Justice du Bureau des NU au Burundi(BNUB) en coopération avec le Ministère en charge des droits de l’homme et la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH), le Président de la CNIDH, Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, se réjouit que le code pénal de 2009 ait intégré la définition de la torture qu’il réprime à l’aide de peines incompressibles. « L’ordre d’un supérieur ou une quelconque circonstance ne peut plus être invoqué pour justifier la torture », fait-il remarquer. Il ajoute que le code de procédure pénale dispose que les aveux

 obtenus par la torture sont frappés de nullité. Et de s’interroger si les magistrats burundais ont déjà intégré cela dans leurs réflexes professionnels.

Malheureusement, déplore-t-il, la CNIDH enregistre encore des cas d’allégations de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. « Les images au regard insoutenable que nous gardons de ces victimes de la torture dans notre pays sont franchement révoltantes », déplore-t-il.

Le président de la CNIDH donne les pistes par lesquelles le Burundi pourrait faire face à la question de la torture: veiller au respect du prescrit de la loi, prévenir et sanctionner les actes de torture, faire soigner et indemniser les victimes, former et sensibiliser les responsables chargés de l’application des lois sur la convention contre la torture, inspecter régulièrement les lieux officiels et clandestins de détention, former les médecins légistes, et doter le ministère public de moyens suffisants.

Le président de la CNIDH recommande également à l’Etat du Burundi de ratifier :

-          La Convention relative aux droits des personnes handicapées et le Protocole facultatif s’y rapportant;

-          La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et accepter la compétence du comité correspondant;

-          Le Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; 

-          Le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et créer un mécanisme national efficace de prévention en application de celui-ci.

Selon le Président de la CNIDH, la Commission collabore avec l’organisation Article 5 d’Afrique du Sud et différents partenaires nationaux dans l’élaboration et la confection des outils nécessaires pour le suivi de tous ces éléments. Le président de la CNIDH espère que les instances habilitées en feront une appropriation effective afin de développer une culture de leur usage.

Signalons que cette conférence-débat avait réuni les représentants du ministère de la solidarité nationale, des droits de l’homme et du genre, ceux de la représentation du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme, ceux du BNUB, les représentants des institutions étatiques ainsi que ceux des organisations de la société civile. 



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