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La CNIDH fait libérer 23 personnes dans les prisons de Muramvya et Ngozi

 

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) poursuit son plaidoyer en faveur de la libération des personnes arrêtées dans le cadre des récents mouvements de violence politique. Elle vient d’obtenir la libération de 23 détenus parmi lesquelles figurent 2 enfants mineurs.

Incarcérés à la prison de Muramvya, les 2 enfants mineurs avaient été arrêtés en mairie de Bujumbura à la suite des actes de violence posés dans le cadre des manifestations d’avril et mai 2015 et ont été  par la suite conduits à la prison de Muramvya. Basant son plaidoyer sur les textes légaux protégeant les droits de l’enfant et la mesure du Chef de l’Etat de demander la libération des mineurs arrêtés au cours des manifestations, la CNIDH a pu obtenir leur liberté. La CNIDH a également assisté ces mineurs dans l’obtention des extraits d’acte de naissance attestant leur état de mineurs.

« C’est une joie immense de retrouver notre liberté et nous remercions la CNIDH qui nous a permis de sortir de la prison », s’est réjoui un des enfants libérés à Muramvya, exhibant son billet d’élargissement.

A la sortie, le Commissaire Ernest Nyabenda, Secrétaire Exécutif de la CNIDH, a prodigué des conseils à ces enfants concernant notamment les conséquences des comportements politiques violents, avant de leur donner le ticket afin qu’ils retournent dans leur famille.

La veille, grâce au plaidoyer de la CNIDH et la collaboration du Ministère Public, 17 autres jeunes arrêtés le 30 juin 2015 sur la colline Mparamirundi de la province Kayanza alors qu’ils voulaient franchir la frontière burundo-rwandaise, puis incarcérés à la prison de Ngozi ont été également libérés.

Par ailleurs, la CNIDH  avait réussi à faire libérer, le 14 juillet 2015,  4 militants de la coalition Amizero Y’Abarundi de la commune de Nyamurenza arrêtés et incarcérés à la prison de Ngozi à la suite des échauffourées entre ces derniers et les militants du CNIDD-FDD.  Ces militants étaient au nombre de dix lors de leur arrestation ; six d’entre eux avaient été libérés le 14 juillet 2015 et conduits à leur domicile après une descente de pacification.

La CNIDH compte poursuivre ses actions de plaidoyer et de dialogue avec les autorités judiciaires  pour que les autres détenus en situation similaire puissent également bénéficier de mesures de justice et de clémence le plus rapidement possible.



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