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La CNIDH recommande le respect des droits de l’homme dans la gestion des questions relatives aux déplacés intérieurs

Informer et sensibiliser sur les droits de l’homme, tel était  l’objectif de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme en organisant, du 22 au 23 avril 2014 au Grand Séminaire de Burasira, un atelier d’échanges autour des droits de l’homme en faveur de...

l’administration, la police, la justice et  les partenaires d’autres institutions et de la société civile  ainsi que  les ressortissants de la commune Ruhororo, plus spécifiquement les populations restées sur les collines et les déplacés des sites de Ruhororo et Mubanga en province de Ngozi. Cette sensibilisation a porté sur les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux et culturels, la loi sur les manifestations publiques ainsi que le code pénal et celui de procédure pénale.

Etant donné que ces déplacés du site de Ruhororo se sont installés dans les terres appartenant à d’autres propriétaires à la suite de la crise ethnique de 1993 qui a contraint certains  résidents à l’exil, la CNIDH avait également prévu une communication sur la gestion des mémoires en période post conflit. Selon le Président de la CNIDH, Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, ne pas gérer les mémoires conduit à des crises cycliques pouvant induire un cercle vicieux où il devient difficile de distinguer les victimes des bourreaux.

Comme les relations entre les déplacés du site de Ruhororo et de Mubanga avec l’administration n’étaient pas au beau fixe, cette descente avait également l’objectif de mettre ensemble l’administration provinciale, les corps de sécurité, les populations restées sur les collines  ainsi que les déplacés pour discuter du conflit de Ruhororo - Mubanga et proposer des solutions durables à ce conflit tout en respectant les droits de l’homme.

En effet, les déplacés de ces sites accusent l’administration de vouloir les forcer à retourner sur  leurs collines d’origine arguant que les populations restées sur les collines  ont le droit de récupérer leurs terres. Cette situation   conduit  souvent à des échauffourées entre les populations des collines  et les déplacés de ces sites.

L’administration dit ne pas comprendre pourquoi ces déplacés refusent le rapport d’une commission ad hoc mixte qui a été mise en place pour trouver des solutions durables au conflit de Ruhororo - Mubanga. La commission en question a été mise en place, selon l’administration provinciale de Ngozi,  conformément à toutes les sensibilités politico-ethniques et régionales.

Pour le Président de la CNIDH, cette descente de la CNIDH n’a pas été une peine perdue. Parmi les résultats de ce travail de la CNIDH, le Président de la CNIDH note avec satisfaction le fait que les différents acteurs au conflit de Ruhororo et de Mubanga ont discuté sans faux fuyant les problèmes qui divisent les déplacés, l’administration et les populations restées sur les collines  et ont proposé des pistes de solution. Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA souligne également le fait que l’administration et les déplacés du site de Ruhororo ont souscrit à l’idée  d’élargir la commission aux représentants des déplacés et des personnes restées sur les collines  pour contribuer au rapport de la commission ad hoc,  rejeté en bloc par les déplacés de Ruhororo et de Mubanga tandis qu’il est soutenu par les populations restées sur les collines.

En attendant, ces déplacés ont demandé à l’administration de suspendre la mise en œuvre des recommandations du rapport de la commission ad hoc mise en place pour résoudre la question des déplacés de Ruhororo et de Mubanga.

 



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