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La CNIDH se joint au monde pour célébrer le 66ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

 

Dans le cadre de la célébration du 66ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme(DUDH) célébré le 10 décembre de chaque année, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), en partenariat avec l’Office du Haut-Commissaire aux droits de l’homme au Burundi (OHCDHB) et la société civile, a organisé ce mardi 9 décembre 2014, un point de presse sur la situation des défenseurs des droits de l’homme au Burundi.

S’exprimant par rapport au thème mondial de cette année, «Droits de l’homme 365», Benjamin MOREAU, représentant de l’Office du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme au Burundi, a fait la lecture de la déclaration de circonstance du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme. Celle-ci fait remarquer que tout le monde doit se convaincre que chaque jour est un jour des droits de l’homme, tout au long de l’année. Benjamin MOREAU a en outre fait savoir qu’un défenseur des droits de l’homme n’est pas à confondre avec un homme politique ; c’est quelqu’un qui travaille à faire évoluer la société dans la paix, la stabilité et le respect de tout un chacun et de tous les droits.

Au Burundi, a tenu à précisé Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), la question des droits de l’homme est liée à l’évolution historique du pays. La question des droits de l’homme et des défenseurs des droits de l’homme date des années 1990, période de l’avènement de la Démocratie et du pluralisme politique au Burundi.

La CNIDH est engagée dans la recherche de la protection spéciale des défenseurs des droits de l’homme : la CNIDH s’attèle à la recherche de voies et moyens pour la mise en place de mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme au Burundi, notamment d’un outil légal à cet effet. Des éléments pouvant étoffer un avant-projet de cadre légal de protection des défenseurs des droits de l’homme au Burundi ont été déjà élaborés. Cette initiative de mise sur pieds de mécanismes de protection a été appuyée par le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs de droits de l’homme qui vient de séjourner au Burundi du 14 au 25 novembre 2014.

La protection des défenseurs des droits de l’homme a besoin d’une attention particulière étant donné le travail qu’ils font : « c’est une catégorie de la population qui a une vocation de faire évoluer la société au niveau des standards des droits de l’homme mais aussi de promotion et de protection des droits de l’homme en cas de violations. Il s’agit d’acteurs qui s’assignent la tache de protéger les droits des autres. La question des droits des défenseurs des droits de l’homme ne consiste pas en une définition d’autres droits. De plus, le code  pénal et les autres instruments juridiques burundais prévoient  déjà diverses dispositions de protection et de répression des violations des droits de l’homme, y compris la compensation des victimes de la torture.», a déclaré Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA. Mais il faut mettre sur pieds des mécanismes appropriés à la délicatesse de la tache des défenseurs des droits de l’homme.

Seulement, a-t-il fait observer, les défenseurs des droits de l’homme au Burundi devraient élargir leur champ d’action. Selon lui, la société civile burundaise se concentre presqu’uniquement sur les droits civils et politiques alors que la violation des droits sociaux, économiques et culturels constitue une bombe à retardement et conduit généralement à la violation d’autres droits. Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA invite les défenseurs des droits de l’homme à ne pas uniquement s’investir dans la dénonciation mais de se concentrer également sur la sensibilisation et la formation au respect des droits de l’homme.

Le président du Réseau Africain des Défenseurs des Droits de l’Homme, en même temps secrétaire exécutif de l’« East and Horn of Africa Human Rights defenders Project », Monsieur Hassan Shire de la Somalie,  a quant à lui fait savoir que la restriction de l’espace aux défenseurs des droits de l’homme est une réalité dans la sous région. C’est ainsi qu’il encourage l’Etat du Burundi à ratifier notamment la Charte Africaine pour les Elections, la Démocratie et la Bonne Gouvernance et de donner la chance à la société civile burundaise de saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme conformément à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples à laquelle le Burundi est partie. Il recommande en outre à la CNIDH de mettre en place un mécanisme interne spécifique pour la protection des défenseurs des droits de l’homme ayant pour fonction de faire le monitoring et documenter toutes les violations des droits des défenseurs des droits humains.

Signalons que laDéclaration sur le droit et la responsabilité des individus, des groupes et des organes de la société de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 et communément appelée «Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme» stipule que les défenseurs des droits de l’homme ont besoin d’une protection juridique spéciale qui leur permettrait d’exercer leur activité en toute quiétude sans menaces ou intimidations. 



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