Jump to Navigation

Ligne verte(appel sans frais):  +257 22 27 71 21

La CNIDH sensibilise les responsables et les leaders communautaires sur la prévention des atteintes aux droits de l'homme face à la violence politiques et aux enjeux sécuritaires

Prévenir et répondre aux violations des droits de l’homme et échanger sur les questions sécuritaires et de violations des droits de l’homme constatées depuis le déclenchement des manifestations, tels sont, entre autres, les objectifs  d’un l’atelier d’échange sur ‘’ Le rôle de la CNIDH dans la protection des droits de l’homme face à la violence politique et aux enjeux sécuritaires’’ organisé ce 22 septembre 2014 par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH)  en partenariat avec USAID».

« Il existe un lien entre les droits de l’homme et la sécurité », a dit Monsieur Jean Baptiste Baribonekeza, Président de la CNIDH. Il a rappelé que des normes internationales et constitutionnelles garantissent le droit à la liberté et à la sécurité. Il a tenu à souligner que le droit à la sécurité revêt un caractère aussi bien personnel que communautaire pendant que le droit à la vie privée protège l’individu contre l’intrusion arbitraire notamment des forces de l’ordre dans les domiciles. Il a insisté sur la nécessité pour les individus de préserver et de respecter la vie et la sécurité des autres, et d'éviter le recours à la violence qui occasionne de nombreuses violations des droits de l'homme tout en rappelant aux forces de l'ordre de respecter les droits de l'homme et les garanties légales lors de leurs opérations de sécurité qui visent à assurer la sécurité de tous.

Le Gouverneur de la Province de Bujumbura  reconnu que certaines communes de sa province ont connu des violations des droits de l’homme suite aux manifestations contre la candidature de l’actuel Président de la République, et a magnifié cette initiative de la CNIDH qui vise à faire cesser la violence et son incidence sur les droits de l'homme.

Selon le représentant de l’Office du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme au Burundi (OHCDH), les manifestations non pacifiques ne sont pas concernées par la protection des droits de l’homme. Ainsi, a-t-il souligné, la situation des droits de l’homme est étroitement liée à la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays. Il a en outre rappelé qu’il n’est permis de poser des actes de nature à compromettre la sécurité, la stabilité et le respect des droits de l’homme. De l’avis de ce représentant de l’OHCDH, les participants à cet atelier ont la responsabilité et le devoir de sensibiliser les groupes organisés ou informels et à veiller à ce que les auteurs des violations soient dénoncés et punis conformément à la loi en vue de dissuader ceux qui ont encore des velléités à nuire à la sécurité et à commettre  des violations des droits de l’homme.

Les participants ont également eu droit aux présentations sur les obligations de l’Etat en matière de protection des droits de l’homme, les devoirs du citoyen envers la famille et la société, l’Etat, les autres collectivités et la communauté internationale,  les limites de l’usage et la détention illégale des armes ainsi que le mandat, les pouvoir et les activités de la CNIDH.

Signalons que cet atelier avait réuni des autorités administratives à la base particulièrement les chefs de quartiers, des responsables des postes de la police, des représentants des confessions religieuses, des représentants des jeunes, des organisations des femmes, ainsi que d'autres leaders communautaires des Provinces de Bujumbura et de Bujumbura Mairie.



Toutes nos publications

Pages

Main menu 2

Dr. Radut Consulting