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La CNIDH vient de faire libérer 6 personnes de Nyamurenza accusées d’actes de violence politique et incarcérées à Ngozi

 

Grâce au plaidoyer et à la facilitation de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH), 6 personnes accusées d’actes de violence politiquepuis détenues à Ngozi ont été relaxées  ce mardi 14 juillet 2015 puis remises à l’administration et à la population de la colline Shoza, zone BIRAMBI de la commune Nyamurenza  pour leur réinsertion totale au sein de la communauté.

Ces personnes avaient été arrêtées puis incarcérées à la suite des échauffourées entre les jeunes militants du CNDD-FDD et de la coalition AMIZERO Y’ABARUNDI qui avaient fait  4 blessés et plusieurs personnes passées à tabac.

Accompagnée par le Conseiller Principal du gouverneur de la province de Ngozi, le Procureur de la République dans la province de Ngozi et du Commissaire provincial de la Police de la Sécurité Intérieure, Madame Sandrine GATORE, Responsable de l’antenne régionale de la CNIDH à Ngozi, a confié ces personnes à l’administration locale. Au même moment, elle a facilité le retour de 9 autres personnes de cette localité  qui avaient fui à la suite de ces échauffourées.

La responsable de l’antenne régionale de la CNIDH à Ngozi a ainsi invité la population à les accueillir à bras ouverts. ‘ Ce sont vos frères, ce sont vos voisins, vous avez intérêt à cohabiter pacifiquement sans considérer vos appartenances politiques’, a-t-elle insisté.

Le conseiller principal du gouverneur de la province de Ngozi, Monsieur Dieudonné HIBONEYE, n’y est pas allé par quatre chemins : ‘ vous devez sauvegarder la paix et la sécurité, seules gages du développement intégral’. Il leur a en outre demandé de faire preuve de retenue et de tolérance politique parce que le Burundi a choisi la voie du multipartisme.

La procureure de la République dans la province de Ngozi à quant elle a expliqué que les personnes libérées ont reconnu les infractions et en ont demandé pardon raison pour laquelle le parquet a décidé de les libérer. Seulement, a-t-elle fait tenu à préciser, toute récidive conduirait à des peines lourdes.

Le conseiller socioéconomique de l’administrateur de la commune de Nyamurenza, Monsieur Isaie NDUWIMANA, a fort apprécié cette activité et a profité de l’occasion pour demander à ceux qui se sont refugiés ailleurs de retourner dans leur ménage.

La Commune de Nyamurenza continue à être le théâtre d’activisme politique souvent ponctué de violents incidents de la part des jeunes affiliés aux partis politiques. La CNIDH compte poursuivre ses actions de sensibilisation et de rapprochement des communautés en vue d’une intégration totale de  ces personnes et d’un meilleur respect des droits de l’homme par les jeunes affiliés aux partis politiques dans cette zone.



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