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La lutte contre l’impunité est un facteur de développement

Il n’existe pas dans la loi burundaise des mécanismes de protection des témoins, des victimes et autres personnes concernées dans la lutte contre l’impunité. Cependant, une telle catégorie de justiciables exigent des garanties de protection pour participer  pleinement dans la lutte contre l’impunité. La protection des témoins et des victimes a sa force de dissuasion, mais...

aussi sa capacité de protéger la dignité surtout pour les victimes du viol, c’est le point de vue de M. Fortuné DAKO, Représentant du Bureau des Nations Unies au Burundi(BNUB).

Dans son allocution à l’occasion de l’ouverture d’un atelier d’experts de 2 jours sur la protection des témoins, des victimes et autres personnes concernées en vue de lutter contre l’impunité au Burundi organisé à Bujumbura du 22 au 23 août 2012, M. DAKO estime que la question de protection de témoins et victimes conditionne la chance de réussite des enquêtes sur les violations des droits humains.

De son côté, Fr Emmanuel NTAKARUTIMANA, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH) a fait remarquer que la lutte contre l’impunité est un facteur de développement. « Réfléchir à un mécanisme cohérent, complet et durable de protection des victimes, des témoins et d’autres personnes, y compris les procureurs de la république, est donc un travail de haute valeur pour une avancée qualitative de la vie nationale », a-t-il martelé.

« La feuille de route attendue de cet atelier devrait donc contribuer à développer une constellation de mesures aptes à protéger les victimes et les témoins dans les différents mécanismes d’établissement des faits et de la vérité, jusque dans leurs vertus thérapeutiques. », a-t-il fait savoir.

Selon M. P. Claver GAHUNGU, assistant du ministre de la sécurité publique, la lutte contre l’impunité suppose une justice efficace qui doit protéger les témoins et les victimes parce que, a-t-il fait savoir, pour connaître la vérité, il faut penser aux mécanismes de protection des témoins et des victimes

« La loi pénale prévoit des peines pour les personnes qui menace le témoin, mais d’autres mécanismes de protection des victimes et des témoins sont nécessaires surtout dans le cadre de la justice transitionnelle », a-t-il soutenu.

Le représentant du ministre de la justice a quant à lui fait remarquer que le Burundi s’est engagé sur le terrain de la justice transitionnelle, d’où la nécessité d’un mécanisme complet et durable de protection des témoins et des victimes. «  Ce mécanisme va faire une révolution de la procédure pénale au Burundi qui ne prévoit pas les mécanismes de protection des victimes et des témoins », a dit M. Sylvestre NYANDWI, assistant du ministre de la justice.

Signalons que cet atelier a ciblé les cadres du ministère de la justice et garde des sceaux, du ministère de la sécurité publique, les représentants des organisationales nationales et internationales, les représentants du parlement et des hauts cadres de l'exécutifs ainsi que ceux des institutions nationales oeuvrant dans le secteur des droits humains. 



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