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Ouverture du procès des présumés auteurs du coup d’Etat du 13 mai 2015 : la CNIDH assure l’assistance judiciaire et le monitoring du procès

Le procès relatif aux présumés auteurs du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015 a été ouvert devant la chambre judiciaire de la Cour Suprême siégeant à Gitega ce lundi 14 décembre 2015. La Commission Nationale

 

Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH) a assuré l’observation du procès,  l’assistance judiciaire et la logistique, y compris la sonorisation de la salle d’audience dans l’objectif d’une bonne administration de la justice et d’un procès équitable.

Grâce à cette sonorisation, une fouille nombreuse de la population qui avait fait le déplacement à la Cour d’Appel de Gitega le procès se tient a pu suivre ce procès à partir des amplificateurs installés à l’extérieur de la salle d’audience.

Le Président de la CNIDH s’est dit satisfait de l’ouverture du procès pour les 28 présumés auteurs du coup d’Etat et a promis que la Commission va continuer d’apporter non seulement son appui logistique mais également de l’assistance judiciaire à ceux des prévenus dans ce dossier qui ne sont pas à mesure de se payer un avocat.

La justice burundaise accuse les 28 détenus d’avoir préparé et tenté de renverser les institutions du Burundi le 13 mai 2015,  d’avoir tué des militaires, des policiers et civils les 13 et 14 mai, d’avoir mobilisé la population à prendre les armes pour le renversement  des institutions et d’avoir détruit des infrastructures tant publiques que privées.

Avant de plaider sur le fond, tous les 28 détenus et leurs avocats ont dénoncé les mauvaises conditions de leur détention et les violations qu’ils disent avoir constatées dans la procédure. Ils ont demandé à la Cour de décider de la levée de certaines mesures qu’ils jugent inhumaines, de faciliter le contact avec leurs avocats et l’accès à leurs dossiers.

A l’issu de cette première audience, la cour a décidé d’ordonner aux autorités compétentes de lever toutes les mesures jugées on justifiées au regard des lois applicables et de la situation prévalant dans les établissements pénitentiaires.

La Cour a également ordonné des mesures permettant aux avocats absents de se présenter à la prochaine audience. 



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