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Recyclage en droits de l’homme des corps de défense et de sécurité à Bujumbura

« On ne peut pas prétendre assurer la sécurité de la population sans connaître ses droits », tel est le propos de Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH). C’était à l’occasion de l’ouverture ce mardi 03 juin 2014 d’un atelier de formation de 3 jours des officiers et généraux de la Police Nationale, de la Force de Défense Nationale et du Service...

National des Renseignements en matière des droits de l’homme organisé conjointement avec les ministères de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique et la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme avec l’appui du PNUD.

Le Président de la CNIDH a fait remarquer que les corps de défense et de sécurité doivent être au service de la population. Or, a-t-il fait remarquer, la maîtrise des droits de la population est une condition sine qua non pour protéger cette dernière. C’est pour cette raison que le président de la CNIDH a dit espérer que les bénéficiaires de cette formation pourront comprendre la dimension des droits de l’homme dans le développement du secteur de sécurité et qu’ils pourront contribuer à la transmission des connaissances acquises et à leur mise en application sur terrain.

De l’avis du président de la CNIDH, le Burundi a ratifié pas mal d’instruments internationaux de protection et de promotion des droits de l’homme, mais, a-t-il fait observer, la question qui demeure est celle de mesurer la mise en application de ces instruments ratifiés par le Burundi et qui font partie intégrante de la Constitution de la République du Burundi.

Tout en réaffirmant  l’engagement des Nations Unies à appuyer  toute initiative visant à assurer la sécurité, Dominique Sodon, conseiller militaire au Bureau des Nations Unies au Burundi(BNUB) a souligné que la formation en droits de l’homme n’est pas une fin en soi, raison pour laquelle les corps de défense et de sécurité doivent faire preuve de respect des droits de l’homme, apporter protection à la population, encourager et renforcer la confiance entre les forces de sécurité et la population.

Le Secrétaire Permanent au Ministère de la Sécurité Publique a quant à lui relevé que l’organisation de cette formation rentre dans le cadre de la mise en application de l’article 241 de la Constitution de la République du Burundi qui stipule que les corps de défense et de sécurité doivent enseigner à leurs membres à agir en conformité avec la Constitution et les lois en vigueur, ainsi qu’avec les conventions et accords internationaux auxquels le Burundi est partie, et exiger d’eux  le respect  de  ces textes.

Signalons que cette formation portait sur diverses thématiques notamment les libertés publiques, les violences basées sur le genre, les notions générales sur les droits de l’homme, les notions sur le Droit Humanitaire International, la gestion négociée des espaces publics, etc. 



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