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Risque d’apatridie pour le peuple omanais vivant au Burundi

Envisager une voie diplomatique pour éviter que les omano-burundais tombent en situation d’apatridie

« Il n’existe pas des personnes en situation d’apatridie au Burundi », telle est l’affirmation du colonel Didace NZIKORURIHO, c’était lors d’une séance de sensibilisation des acteurs de la société civile engagés dans la promotion et la défense des droits de l’homme organisée par l’agence des NU pour les réfugiés au Burundi. Cependant, a nuancé...

le col. NZIKORURIHO, les personnes qui risquent de tomber dans la situation d’apatridie existent : le peuple omanais installé au Burundi depuis des décennies, mais qui n’ont pas reçu la naturalisation malgré leur parfaite intégration dans la communauté burundaise.

L'enquête faite par l'Office National pour la Protection des réfugiés et des Apatrides(ONPRA) établit que 418 personnes d'origine omanaise dont 85 qui se sont mariés à des burundaises et 36 autres qui ont été prise en mariage par des Burundais résident au Burundi. D'après cette même enquête, les omanais ont révélé qu'ils se cherchent de faux documents, des fois qu'ils achètent à plus cher, pour pouvoir résider et travailler au Burundi.

Selon Jean Bosco NDUWIMANA, coordinateur de l’ONPRA, même si les Omanais vivant au Burundi ne sont pas reconnus comme des burundais, ils sont là depuis très longtemps (certains avant l’indépendance), ils parlent tous le Kirundi et se sont mariés à des Burundais.

Le cas des Omanais mérite toute l’attention, a martelé le coordinateur de l’ONPRA, parce que depuis 2010, le Burundi a pris une mesure de chasser toute personne en situation d’irrégularité. « Cette catégorie de la population est concernée par la mesure ! », a-t-il expliqué.

 Partant de l’art. 15 de la Déclaration Universelle des DH qui établit que toute personne a droit à une nationalité, « Une voie diplomatique est envisageable pour sauver la population omanaise vivant au Burundi qui risque de tomber en situation d’apatridie », estiment le bureau du HCR au Burundi et l’ONPRA. Mais, aussi, ont-ils observé, c’est une question qui devrait être évoquée sur le plan bilatéral et sur le plan sous-régional.

Les organisateurs ont expliqué qu’il n’est pas aisé de défendre leur cas étant donné que le Burundi n’a pas encore adhéré à la convention de 1954 relative au statut des apatrides ni à celle de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie. Les NU encouragent les Etats à ratifier les deux conventions, mais pour le moment 64 pays ont déjà adhéré à la convention de 1954 pendant que seulement 38 Etats adhèrent à celle de 1961.

Signalons que le HCR vient d’adresser une correspondance au président NKURUNZIZA pour lui demander de profiter d’une conférence organisée au siège du HCR  en septembre prochain pour ratifier celle de 1961 par laquelle le pays s’engagerait à protéger et à réduire la situation d’apatridie au Burundi. 



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