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Sensibilisation de la population sur leurs droits, des émissions et spots radios pour toucher un large public

 

Avec l’appui du PNUD, la Commission Nationale Indépendante des droits de l’Homme(CNIDH) vient de réussir une campagne médiatique de sensibilisation de la population sur leurs droits et comment ils peuvent saisir la Commission une fois que leurs droits sont violés. C’est notamment l’émission de ce mardi 11 décembre 2012 qui portait sur le thème « inclusion et participation de la population à la gestion des affaires publiques de son pays », thème retenu pour la célébration du 64ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.. C’est une 5ème émission de cette campagne médiatique qui avait commencé...

 au mois de septembre de cette année.

Selon la Directrice Générale des droits de l’homme, Madame Imelda NZIRORERA, les idées de la population sont prises en compte dans la gestion du pays. Elle donne pour exemple la considération des desiderata des femmes en ce qui est de leur participation dans la politique.

Le commissaire David NAHIMANA relève quant à lui que la population exprime ses idées pendant les différentes descentes de la Commission sur terrain. Ces idées sont directement prises en compte par la CNIDH ou acheminées vers les institutions concernées.

Selon lui, il est difficile d’avoir une situation de total respect des droits de l’homme. Mais, a-t-il ajouté, le Burundi connait une évolution considérable dans le respect des libertés fondamentales.

Pour Faustin NDIKUMANA, président de l’Association Parole et Actions pour le Changement des Mentalités (PARCEM), il existe encore des gens qui sont poursuivies pour des propos tenus. Certaines gens n’ont pas encore compris les principes démocratiques. Il donne l’exemple des descentes effectuées en provinces pendant lesquelles il a enseigné à la population qu’elle a droit d’exiger à l’administrateur de rendre compte dans la gestion de la commune, mais la population et les administrations n’ont pas encore compris.

La population peut, selon André NDAYIZAMBA, exercer ce droit via les élus du peuple. Cela ressort des principes démocratiques. Au Burundi, la démocratie est encore jeune. La population est en contact permanent avec les députés pour lui faire parvenir ses doléances. Aussi la population a droit à la parole, et si elle en est punie, les institutions de respect des droits de l’homme sont là pour ça.

Comment exiger la redevabilité ? Il faut selon le président de PARCEM adhérer aux associations pour une prise de conscience. Il faut également faire connaissance de la loi parce que ce droit est régi par la loi. Aussi, la population doit oser critiquer ce qui ne va pas pour faire avancer la situation des droits de l’homme. A ces collègues parlementaires, ce député recommande le vote de bonnes lois.

La première émission avait été organisée en date du 13 septembre 2012. Cette émission portait sur le thème «Le rôle potentiel de la CNIDH dans l’amélioration de la situation des droits de l’homme au Burundi».

Sensibiliser la population sur le rôle potentiel de la CNIDH dans l’amélioration de la situation des droits de l’homme au BURUNDI, recueillir des recommandations des partenaires et de la population en vue d’améliorer les prestations de la CNIDH, faire du lobbying pour une meilleure collaboration avec tous les partenaires de la CNIDH ainsi que la mise en place d’une politique sensible aux questions de droits de l’homme étaient les objectifs de cette émission qui a été diffusée le 13 septembre 2012en synergie sur cinq radios les plus écoutées du Burundi.

Au cours de cette émission, des craintes de la société civile ont été révélées par Monsieur Pacifique NININAHAZWE, le Délégué Général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile(FORSC) :

  • Le fait que le numéro vert pour saisir la commission n’est pas connu de toute la population
  • La force des recommandations faites par la CNIDH
  • La CNIDH ne travaille pas sur les dossiers pendants devant les juridictions
  • Le fait que le mandat des commissaires est renouvelable peut diminuer leur indépendance surtout vers la fin du mandat

Selon honorable André NDAYIZAMBA, le rapport présenté après les 6 mois est bon. Il y avait beaucoup d’activités déjà réalisées. Il ajoute que l’Assemblée Nationale se prononcera sur les prestations de la Commission après le rapport annuel 2012.

La deuxième émission a été organisée en date du 16 novembre 2012. Cette émission portait sur le thème « De la procédure d’arrestation, de l’incarcération et des droits des détenus ».

Il était question de sensibiliser la population sur la procédure d’arrestation et de détention ainsi que les droits des détenus, plaider pour que le Burundi mette en place un système de respect des droits des détenus, faire un lobbying pour une meilleure collaboration avec tous les acteurs judiciaires pour le respect de la procédure d’arrestation, d’incarcération et des droits des détenus.

Les invités dans cette émission  ont soulevé la question de « bougies » (c’est-à-dire de l’argent que les autres prisonniers font payer à tout nouveau prisonnier). Tout le monde a été unanime qu’il s’agit là d’une pratique néfaste tolérée par les responsables des maisons d'arrêt et de détention surtout que celui qui ne parvient pas à payer cette somme se voit sérieusement tabassé.

Pour Adolphe MANIRAKIZA du parquet général, l’OMP est chargé de faire respecter la loi. Il reconnait que les prisonniers exigent des bougies mais affirme que celui qui se fait attraper est puni conformément à la loi.

Lors des visites conjointes que la CNIDH a effectuées avec les parquets, a fait savoir le commissaire Déogratias NDIKUMANA, il a été constaté que 40 % des détenus étaient illégalement arrêtés. Ces personnes étaient directement libérées.

L’autre problème que souligne le commissaire Déogratias NDIKUMANA est celui des avis de recherche. En effet, au niveau de la police, un avis de recherche n’est pas régi par la loi. Or, tout policier dispose de ce document. « Si les policiers ont un avis de recherche, ils n’ont plus besoin du mandat du parquet de la République pour arrêter quelqu’un », a-t-il fait observer.

Il a terminé son propos en rappelant à la population son droit de se confier au tribunal contre le policier qui a violé son droit. Aussi, il a rappelé au directeur de prison qu’il a le droit d’écrire au tribunal pour exiger la libération du prévenu dont le jugement a tardé.

Parlant des conditions de détention, le directeur de la prison de Mpimba a reconnu que ces dernières sont déplorables. En effet, a-t-il expliqué, sur une capacité d’accueil de 800 détenus, il y avait ce jour-là 2514 détenus à Mpimba. Même si les lits étaient disponibles, il est impossible d’avoir de l’espace suffisant pour ces lits. Par contre, ce directeur de la prison centrale reconnaît que les détenus ont tous les droits sauf la liberté de mouvement.

La troisième émission a été organisée en date du 23 novembre 2012. Plus de 200 personnes, hommes et femmes de Cibitoke ont eu l’occasion de poser des questions aux commissaires qui avaient fait le déplacement pour «Informer la population sur les missions, les compétences ainsi que la procédure de saisine de la CNIDH». Cette émission a été animée à partir de la commune RUGOMBO de la province de Cibitoke et diffusée en différé sur cinq radios Isanganiro, RPA, Rema FM, Bonesha FM et la Radio Nationale du Burundi.

Cette émission avait pour but de sensibiliser la population sur le rôle de la CNIDH dans la protection et la promotion des droits de l’homme, collecter les attentes de la population à la base par rapport à la CNIDH et répondre aux questions de la population par rapport à son indépendance, sa compétence, sa collaboration avec les autres institutions et/ou partenaires du secteur des droits de l’homme.

Pour s’associer aux autres partenaires dans la campagne des seize jours d’activismes contre les violences faites à la femme et aux fille, la CNIDH  a organisée, en date du 30 novembre 2012, une 4ème émission sur le thème «La stratégie nationale de lutte contre les VBG : 4 ans après, progrès, défis et perspectives pour une meilleure mise en œuvre».

Le but visé par cette émission est de sensibiliser la population sur la stratégie nationale de lutte contre les VBG, évaluer le pas franchi dans l’exécution de cette stratégie, faire un plaidoyer pour la mise en œuvre effective de la stratégie et sensibiliser tous les acteurs sur leur rôle dans la mise en œuvre de la stratégie.

Le ministère de la solidarité nationale, des droits de l’homme et du genre affirme que tous les partenaires ont été associés dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les VBG. La directrice se dit être satisfaite de l’étape franchie dans sa mise en œuvre. Elle donne pour illustration la mise en place des points focaux genre au sein de chaque ministère, la mise en place du centre HUMURA  pour l’assistance des victimes de viol, la redynamisation des CDF (centre de développement familial), etc.

La police nationale du Burundi se dit également être à l’œuvre dans la mise en œuvre de cette stratégie. OPC2 David KWIZERA révèle que des policiers sont formés au sein de chaque unité pour qu’il y ait des spécialisations en genre au sein de la police.

 A la commission nationale indépendante des droits, il était question de voir le pas franchi dans la mise en œuvre de la stratégie pour que la commission contribue dans sa mise en œuvre étant informée des défis et des perspectives pour la réussite de ladite stratégie. Selon la commissaire NYAMARUSHWA Lucie, cette émission rentre dans le travail de mapping des interventions des partenaires que la CNIDH est en train de faire pour déterminer exactement comment la CNIDH peut contribuer dans sa mise en œuvre.

Les invités ont recommandé au ministère en charge de cette stratégie nationale d’en faire une vulgarisation et qu’il mette en place un mécanisme de coordination et de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la stratégie. 

Signalons que ces émissions passent en synergie sur cinq radios (Isanganiro, Bonesha FM, Rema FM, RPA, et RTNB) les plus écoutées et qui couvrent tout le territoire national. Aussi, chaque émission était précédée par un spot de sensibilisation sur la thématique du jour, une occasion pour la population de prendre connaissance du rendez-vous de l’émission complète pour d’amples informations.

 

 

 

 



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