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Une synergie des médias pour commémorer la journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture

 L’Association des Chrétiens contre la Torture(ACAT) se dit satisfaite des prestations de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme(CNIDH) en matière de prévention et de lutte contre la torture au Burundi.  Selon Me Armel Niyongere, Président de l’ACAT, la CNIDH fait un travail louable dans la prévention et la lutte contre la torture, raison pour laquelle son association fait régulièrement des transferts de certains cas de victimes de torture à la CNIDH. Me Armel Niyongere le dit dans une émission en synergie de ce 26 juin 2013 que la CNIDH vient d’organiser pour commémorer la journée internationale des Nations Unies pour

 

le soutien aux victimes de la torture sur le thème « Les outils d’intégration et de mise en œuvre  de la convention contre la torture, les différentes actions en cours dans la prévention et la lutte contre la torture  ainsi que   le rôle potentiel de la CNIDH et des autres acteurs ».

Au cours de cette émission diffusée en synergie sur cinq radios les plus écoutées à savoir la Radio nationale, la Radio publique africaine(RPA), Isanganiro, Bonesha et la radio Rema FM,  quatre invités ont tour à tour expliqué le contenu des outils d’intégration et de mise en œuvre(OIM) de la Convention Contre la Torture à savoir l’obligation de combattre l’impunité,  l’obligation de prévenir la torture et autres  traitements cruels, inhumains et dégradants, l’obligation de fournir des réparations aux victimes ainsi que l’obligation de faire rapports aux organes internationaux de surveillance des traités.

Même si le Burundi ne respecte pas totalement la Convention Contre la Torture, fait savoir Me Sonia Ndikumasabo, vice-présidente de la CNIDH, le Burundi fait des avancées significatives dans la lutte contre la torture: le code pénal ainsi que le code de procédure pénale érigent la torture en infraction. Depuis sa promulgation en avril 2010, renchérit monsieur Fidèle Havyarimana, magistrat du parquet général près la cour d’appel de Bujumbura, le parquet général a déjà instruit et transmis devant les tribunaux 19 dossiers d’allégation de torture soit 9 allégations de torture au parquet général de Bujumbura, 6 au parquet général près la cour d’appel de Gitega et 4 au parquet général près la cour d’appel de  Ngozi.

Me Astère Muyango, avocat du barreau de Bujumbura, ajoute quant à lui que même le plan sectoriel du ministère de la justice qui insiste sur la justice pénale humanisée témoigne également de cette avancée significative dans la lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants.

Cependant, la vice-présidente de la CNIDH reconnaît que le Burundi a encore un long chemin à parcourir pour réussir une lutte effective contre la torture. Selon elle, il faut un plan d’action de lutte contre la torture. C’est pourquoi la CNIDH bénéficie d’un appui technique de l’organisation sud-africaine Initiative Article 5(A5I) pour mettre en place une feuille de route de lutte contre la torture au Burundi.

En attendant, elle plaide pour une mise en œuvre effective de la législation en vigueur. « Il faut que les tortionnaires soient punis pour servir de dissuasion au reste de la population », fait-elle remarquer. Tout en encourageant l’Etat du Burundi à ratifier le Protocole Facultatif à la Convention Contre la Torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants, la vice-présidente de la CNIDH trouve qu’il faut également que le fonds d’indemnisation soit mis en place et que le tortionnaire rembourse les frais utilisés pour indemniser la victime de la torture. Elle invite également les chefs locaux à couper court avec les réflexes de la guerre comme la bastonnade des prévenus, la justice populaire, ainsi que l’impunité des allégations de tortures.

Me Armel Niyongere dénonce quant à lui le fait que les agents de la sécurité intérieure contrôlent administrativement les Officiers de la Police Judiciaires(OPJ).  Cette situation fait que les agents de la sécurité intérieure arrête et torture des gens avant de les faire parvenir à l’OPJ.

Pour Me Astère MUYANGO, il faut également que les associations œuvrant dans le secteur des droits de l’homme s’autosaisissent des cas de torture. D’autres recommandations visant l’éradication de la torture concerne également l’éducation citoyenne contre la torture, l’identification des agents de la police par le port des badges ainsi que la publication des tortionnaires.

 

 



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