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LA NOUVELLE EQUIPE DE LA CNIDH A 100 JOURS : ACTIONS ET IMAGES

Le 24 juillet 2019, la nouvelle équipe de la Commission Nationale Indépendante des Droits d’Homme (CNIDH), génération 2019-2023 sous l’égide du Dr Sixte Vigny Nimuraba,  a 100 jours. Quel bilan peut-on mettre à leur actif ?

Dès leur prestation de serment, le 15 avril 2019, devant le Président de la République et le Parlement, les nouveaux Commissaires ont toujours manifesté un engouement d’innovation dans la manière de travailler et de communiquer avec les partenaires. Des actions de lobbying et de plaidoyer ont été  menées en direction ou en provenance des acteurs étatiques et non étatiques, nationaux et internationaux, œuvrant dans le domaine des droits de l’homme.

 Il sied de rappeler que les 7 Commissaires ont été choisis pour leur probité, intégrité, dynamisme et leur sens élevé de responsabilité.

                                                                                                                         Photo de famille des Commissaires de la CNIDH (2019-2023)

Ils ont juré de remplir fidèlement et en toute indépendance et impartialité leur mandat, de ne se laisser jamais guider par aucun intérêt partisan et de se consacrer entièrement à la protection et à la promotion des droits de l’homme.

Le mandat de la CNIDH exige une action permanente et en synergie

Le Président sortant, Jean Baptiste Baribonekeza, et le Président entrant, Dr Sixte Vigny Nimuraba, ont procédé, vendredi 26 avril 2019, à la remise et reprise. M. Baribonekeza a indiqué à son successeur qu’il entre en fonction au moment où la paix et la sécurité règnent dans le pays.

        

Le Président sortant J-B. Baribonekeza (farde en main) fait ses adieux et le Président entrant Dr Sixte Vigny Nimuraba y répond.

Par ailleurs, il a noté que la situation des droits de l’homme s’est nettement améliorée et la CNIDH se trouve  dans sa phase de consolidation. Pour lui, l’expérience de 2015 et de la période qui a suivi nous astreint à mettre des efforts sur la prévention de la violence électorale et surtout promouvoir la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. Il a également rappelé que la protection et la promotion des droits de l’homme passent par le respect de la race humaine, le dépassement de soi et des  intérêts sectaires. Il a interpelé son successeur à être vigilant, persistant, endurant et itératif pour tenir bon devant les défis et obstacles. La lutte pour les droits de l’homme reste une action en synergie et permanente dont les dividendes visent  la satisfaction de la population.

Le Présiden sortant (à gauche) et le Président entrant (à droite) procèdent à la remise et reprise

Le Président sortant a alors remis  à son successeur les outils-symboles de l’autorité  pour valider les décisions et actes administratifs de la Commission, à savoir, la Loi n°1/04 du 05 janvier 2011 portant création de la CNIDH ; le sceau  et le maillet.

Le Président entrant de la CNIDH,  Dr Sixte Vigny Nimuraba a, quant à lui, indiqué à la presse que son équipe va imprimer le changement dans la continuité du travail déjà entamé. Il a promis de mettre un accent particulier sur le partenariat solide  avec tous les acteurs du domaine des droits de l’homme.

Il a rassuré que leur mandat n’est rien d’autre qu’une vocation. Dr Sixte Vigny Nimuraba s’est par ailleurs montré confiant  que le dynamisme de la nouvelle équipe constitue une donne sûre pour réussir le pari. Il a fait savoir qu’ils seront jugés sur leurs actes  surtout en période électorale et sur  la perspicacité dans les interventions de la CNIDH. Pour résister aux pressions, il s’est engagé à s’en tenir à la loi, à la neutralité et à l’intérêt du peuple.

A la CNIDH,  la planification reste une priorité des priorités

Aussitôt après la prise de fonction,  les nouveaux Commissaires de la CNIDH ont mis sans tarder la main dans la pâte. La CNIDH a organisé une retraite des Commissaires, tenue  à Cibitoke, du 2 au 3 mai 2019, dédiée à la planification des activités.

Pour eux, rien ne sera plus comme avant. La seule boussole pour mobiliser les actions et  énergies des partenaires, tant internes qu’externes, doit être la planification. Une deuxième retraite est tenue à Gatumba, le 25 juin 2019, pour analyser à la loupe la loi et d’autres textes régissant la CNIDH. Il va sans dire que le respect de la loi est le premier impératif menant à la bonne gouvernance.

La protection efficiente se fait sur terrain et dans l’abnégation

Dans le cadre de la protection des droits de l’homme, plusieurs descentes ont été effectuées par les membres de la Commission à l’intérieur du pays et en Mairie de Bujumbura. La première descente faite à Rumonge concernait une femme emprisonnée avec ses deux nourrissons. Elle a été immédiatement libérée et 7 adultes et 3 mineurs détenus illégalement  ont été aussi relâchés. L’équipe de la CNIDH a souligné qu’à Rumonge  il y a un manque criant de magistrats, d’où le dépassement des délais légaux de détention préventive. La seconde descente effectuée en commune Gitaramuka,  dans la province de Karusi,  portait sur la médiation entre les habitants de la colline  Cirambo qui vivaient en situation conflictuelle et disharmonieuse. Aujourd’hui,  il y a une nette amélioration à l’issue de l’action menée par la CNIDH.Trois  descentes ont été menées à Bubanza : (1) pour vérifier l’allégation d’exécution extrajudiciaire de 2 présumés criminels tués à Ndava-Busongo, (2) faire le suivi de l’allégation d’un cas de torture et (3) pour faire admettre un malade mental (A.J) à l’hospice Sainte Elisabeth de Gihanga qui s’occupe des personnes déshéritées et/ou très âgées. Les trois autres descentes ont été  faites dans la Mairie de Bujumbura : à Kanyosha et Sororezo dans le cadre de la protection des droits des enfants ainsi qu’à Mutakura pour la vérification d’une allégation d’un cas de torture.

A cela s’ajoutent 47 saisines dont les principales plaintes portaient sur les VBG, l’arrestation arbitraire, la détention illégale, le déni de justice, l’atteinte à la liberté, le non respect de procédures judiciaires, la lenteur de la justice, etc.  Bien plus, 6 visites des cachots et prisons ont été accomplies à travers le pays,  pour vérifier les détentions illégales, les détentions préventives prolongées et la non-exécution des jugements rendus.

La promotion s’appuie sur une stratégie multimédia

Dans le chapitre de la promotion des droits de l’homme, une « Conférence d’information et d’échanges sur les stratégies de réalisation des missions de la CNIDH » s’est tenu, le 4 juin 2019, à l’Hôtel Source du Nil.

Le Ministre en charge des droits de la personne humaine, Martin Nivyabandi, procédant à l’ouverture de la Conférence

Vue partielle des participants à la conférence du 4 juin 2019

Les participants y conviés étaient des représentants des Missions Diplômatiques et Consulaires accréditées au Burundi, des Représentants  des Organisations Internationales et Nationales œuvrant dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que des journalistes. Les activités ouvertes par le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre ont vu la participation des Ambassadeurs de l’Union Européenne, de la France et de la Belgique au Burundi.

De gauchee à droite: l'Ambassadeur de France, le Représentant de l'U.E et l'Ambassadeur de Belgique au Burundi

En plus,  deux déclarations publiques ont été publiées par la CNIDH. L’une  fut diffusée  le 16 juin 2019,  sur les droits de l’enfant avant tout au Burundi,  à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Enfant Africain. L’autre fut publiée le 19 juillet 2019 suite à la mort de deux présumés criminels tués dans la province de Bubanza le 11 du même mois pour exhorter les corps de sécurité de s’atteler au professionnalisme pendant l’accomplissement de leurs missions.

Des outils de communication multimédia avec les différents partenaires ont été mobilisés. La CNIDH a recruté  4 opérateurs, dont 3 femmes, pour  le Call Center qui dispose d’un numéro téléphonique vert  22 277121. Ce canal permet aux victimes et témoins de violation des droits de l’homme de saisir la CNIDH par téléphone et ce 24 heures sur 24.

Elle a aussi mis sur pied un dépliant, un  numéro de WhatsApp  68 226 767, une page  Twitter :@CNIDH_Bdi et une page Facebook : CNIDH_Burundi en vue de recevoir, à tout moment, les plaintes des victimes et témoins des violations des droits de l’homme. Cela permet aussi d’échanger des messages avec d’autres acteurs, nationaux ou internationaux, susceptibles de faire avancer  les droits de l’homme dans une bonne direction.

Participation de la CNIDH aux fora régionaux et internationaux

Pour consolider la coopération et la visibilité de la CNIDH dans le concert des Nations, trois missions ont été effectuées à l’étranger. La première a été menée à Genève en Suisse où le menu au centre des débats était la réflexion sur l’interdiction d’utiliser des groupes paramilitaires privés. Ceux-ci sèment la déstabilisation et la désolation  dans les pays après cessation des crises à l’origine de leur présence. Ce fut une opportunité pour la CNIDH de faire connaissance et d’échanger avec l’Office du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU et les autres personnalités venues du monde entier.

La 2ème mission s’est déroulée au Caire en Egypte. Elle était en rapport avec la gestion des plaintes et les stratégies de collaboration avec les institutions publiques en matière des droits de l’homme. Ces assises se sont révélées bénéfiques pour la CNIDH qui met en avant la synergie de tous les acteurs pour réussir les missions lui dévolues.

La 3ème mission a été effectuée à Arusha en Tanzanie pour évaluer les précédentes recommandations émises,  il y a 4 ans, par les Institutions des Droits de l’Homme (INDH) de l’East African Community. Le Burundi,  le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda avaient répondu au rendez-vous. Ce fut une occasion pour la CNIDH d’échanger avec les leaders des INDH de la sous-région sur les atouts et les défis des uns et des autres.

En conclusion, ces réalisations de la CNIDH (génération 2019-2023), sous la présidence du Dr Sixte Vigny Nimuraba, constituent un topo d’un travail accompli durant 100 jours dans la protection et la promotion des droits de l’homme au Burundi. Sans doute que leur engouement d’innovation nous réserve des merveilles dans les tout prochains jours.

 

                                                                                     Auteur de l’article : SUNZU Didace

                                                                                    Chargé de communication à la CNIDH



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